Dossier réalisé par Marc Hervelin et Jacques Bouchoux
Dès l'origine, la question de l'accumulation du capital est au centre de la pensée économique. S'il fallait dégager des constantes sur ce thème, on pourrait en mentionner trois :
La définition du capital est l'objet de conventions. Celles-ci suivent avec retard les évolutions économiques majeures, comme l'intégration des dépenses de recherche-développement ou de formation. On retiendra principalement les distinctions suivantes :
Le capital au sens de la comptabilité nationale
En comptabilité nationale le capital fixe désigne le stock des biens acquis pour être utilisés pendant au moins un an dans le processus de production ; le capital circulant correspond aux consommations intermédiaires. La comptabilité nationale distingue aussi le capital productif, issu de l'investissement des entreprises et servant à la production directe de biens et services, et le capital non productif, issu de l'investissement des ménages (logements) et des administrations publiques (infrastructures, équipements collectifs), qui ne concourt pas directement à la production.
Le capital humain
La notion de capital humain constitue une extension de la théorie du capital au domaine de la formation des hommes. Le capital humain d'un individu est le stock de ses capacités intellectuelles et professionnelles, source de ses revenus monétaires futurs. Ce stock s'accroît par des "investissements" (dépenses d'éducation, de formation professionnelle, de santé), mais peut aussi se déprécier dans le temps (vieillissement, obsolescence des savoir-faire…). L'acquisition de ce capital est rendue possible par la renonciation à une consommation immédiate : renoncer à des revenus actuels pour allonger sa période de formation ; renoncer à des loisirs pour accéder à une formation continue. A chaque fois, l'espérance d'un revenu futur est un des moteurs de la décision d'investissement.
Chaque secteur institutionnel investit. Néanmoins, la signification économique de cet investissement n'est pas la même. Le rôle de l'investissement public dans la croissance fait effectivement l'objet d'approches spécifiques.