Dossier réalisé par Marc Gilmet et emmanuel provence
La croissance économique dépend en grande partie du stock de capital existant et du flux d'investissement qui vient renouveler et augmenter le capital disponible. Les économistes classiques comme les auteurs contemporains ont tous, avec des nuances, voire des divergences, insisté sur l'importance du capital et de l'investissement.
Adam Smith lie positivement l'accumulation du capital à la division du travail, d'abord du fait de la dissociation entre l'acte de production et l'acte de vente, ensuite du fait que la division du travail est au principe même de l'invention des machines. Cette perspective classique qui inclut le fond des salaires dans l'accumulation du capital, et que l'on rencontre encore chez Karl Marx, va progressivement céder la place à une formule qui réduira l'accumulation du capital au seul développement des machines et autres "détours de production".
Comme celui-ci exige de divertir du temps et de l'argent, la question de l'équilibre de l'épargne, qui permet l'accumulation, et de l'investissement deviendra bientôt essentielle à la reproduction du capital et à son accumulation. C'est la grande question de l'équilibre entre le développement de la consommation et de l'investissement qui se trouve alors posée et dont la crise de 1929 donnera un exemple retentissant.