© Melchior 2007 : Ressources pédagogiques pour les professeurs de sciences économiques et sociales des lycées (SES)
Au troisième trimestre de l’année 2008, le Produit Intérieur Brut de la France
a diminué de 0,1 %, relançant le débat sur la récession.
Croissance et développement
Mise en ligne : 06/10/2008
Dossier réalisé par Virgine Sauget
Dossier réalisé par Pascal Rigaud
Au troisième trimestre de l’année 2008, le Produit Intérieur Brut (PIB) de la France a diminué de 0,1 % et l’INSEE prévoit une nouvelle baisse de l’agrégat au quatrième trimestre.
Le ralentissement de l’activité est donc indéniable en France ; néanmoins, les uns affirmeront que l’économie française était déjà en difficulté depuis la fin de l’année 2007 alors que les autres soulignent qu’elle entre en récession au troisième trimestre 2008… même si le PIB devrait continuer de croître pour l’année 2008 (+0,9 % en 2008).
Le terme de récession suppose une perception cyclique de l’activité économique puisqu’il définit la phase de contraction du cycle économique. Le Bureau National de Recherche Economique (NBER pour l’acronyme anglais) la définit comme un "déclin significatif de l’activité économique". L’essentiel est ici dans le sens donné à "significatif". Ainsi, pour certains économistes, la récession apparaît lorsque le taux de croissance des richesses diminue. Pour d’autres, la récession apparaît avec la baisse des valeurs ajoutées créées par les différentes branches d’activités. Ceux-là affinent parfois leur diagnostic par un critère technique : un pays entre en récession s’il subit une baisse du PIB pendant au moins deux trimestres consécutifs.
La récession peut s’accompagner d’une baisse des prix (déflation) ou à l’inverse d’une hausse du niveau général des prix (inflation). Dans ce dernier cas, la conjonction d’une hausse de l’inflation et d’une baisse de l’activité se dénomme stagflation. Lorsqu’elle dure, et qu’elle est "significative", la récession se transforme en dépression.
Un dernier constat, la récession ne stimule guère les essayistes qui lui attribuent peu de qualificatifs, elle n’est jamais ni "glorieuse", "ni optimale", "ni molle" …
Source : Le PIB et ses composantes - Comptes de la Nation (2e trimestre de 2008 - résultats détaillés), INSEE, septembre 2008.