© Melchior 2007 : Ressources pédagogiques pour les professeurs de sciences économiques et sociales des lycées (SES)
L'intégration sociale est globalement passée d'un modèle holiste à un modèle individualiste. Le principe d'évolution en est la tendance irrépressible vers davantage de liberté individuelle. Les formes traditionnelles de socialisation que sont l'Etat et la famille ont été contestées pour ce motif. Elles se sont transformées pour subsister. Parallèlement, le recul de l'économie d'autoconsommation et la généralisation de l'économie marchande ont engendré une nouvelle source de cohésion sociale. Celle-ci s'exprime particulièrement, mais non exclusivement, dans les relations de travail.
Où l'on compare les traditions françaises et allemandes de citoyenneté et de nationalité. Où l'on retrace les grandes étpes ayant conduit à l'émergence d'une singularité nationale. Où l'on met l'accent sur les dysfonctionnements du système d'emploi, la crise de la laïcité et la déstructuration des rapports sociaux.
Où l'on s'interroge sur les risques de précarisation, de disqualification et de rélégation. On l'on envisage, dans une perspective historique, les principaux débats ayant trait à la protection sociale et au revenu minimum garanti. Où l'on s'efforce d'évaluer l'efficacité des dispositifs mis en oeuvre.
Où l'on prend en compte les modifications du contexte socio-économique. Où l'on rappelle que la solidarité n'est pas que nationale et publique, mais aussi locale et privée, reposant sur des réseaux mutualistes, des associations et du bénévolat. Où l'on envisage les mérites respectifs des voies "complétive" et "substitutive".
Où l'on approche la diversité des modes d'intégration sociale et les tensions produites par la transformation des structures sociales contemporaines. Où l'on s'interroge sur le rôle de la famille dans la permanence sociale. Où l'on montre que l'entreprise contribue à la formation de l'identité personnelle et à la diversification des réseaux sociaux.