John Hicks (1904 - 1989)

Prix Nobel 1972 (Royaume-Uni)

Issu d’une famille modeste des Midlands, Sir John Hicks est admis pour étudier au Clifton College puis au Balliol College d’Oxford, où il se forme à la philosophie, à l’économie, à la politique et aux mathématiques.

Nommé assistant à la London School of Economics, il y réalise des travaux d’économétrie puis d’analyse économique qui lui valent l’estime de ses pairs. Sa carrière universitaire le conduit successivement à Cambridge, Manchester puis de nouveau, à partir de 1946, à Oxford.

Hicks contribue à de nombreuses branches de l’économie, dont la théorie de la monnaie, la croissance et le commerce international. En matière monétaire, John Hicks est connu pour avoir développé le "modèle IS-LM" qui modélise l’équilibre économique en considérant l’équilibre à la fois sur le marché des biens et services et sur celui des marchés monétaires.

Mais c’est pour ses apports en économie du bien-être que John Hicks est distingué par le jury Nobel. Il collabore, en effet, avec Allen pour proposer une re-formulation modernisée de la théorie de l’équilibre général.

Son ouvrage Value and capital qui paraît en 1939 est d’une importance majeure en ce qu’il contient nombre des outils proposés par Hicks (y compris la fameuse analyse de la courbe d’indifférence), dont beaucoup seront réutilisés par la suite.

Hicks établit par ailleurs un compte-rendu de lecture de la Théorie générale de Keynes. Il s’agit d’une lecture avec des "lunettes classiques" de cette œuvre et, partant, de la première trame de la "synthèse néo-classique" qui aboutira notamment, en 1970, aux travaux de Samuelson.

Principales publications

(1989), A Market Theory of Money
(1979), Causality in economics
(1974), The crisis in Keynesian economics
(1969), A Theory of Economic History, traduction française au Seuil, 1976
(1956), A revision of demand theory
(1950), A contribution to the theory of the trade cycle
(1939), Value and capital, traduction française chez Dunod, 1982
(1932), The theory of wages