© Melchior 2007 : Ressources pédagogiques pour les professeurs de sciences économiques et sociales des lycées (SES)
Les biens et services de santé ont une élasticité positive. A cela, rien que de très normal. Par ailleurs, ce sont, pour une part essentielle, des biens collectifs – les épidémies en sont la preuve contraire. Enfin, ce sont des biens premiers – bien vivre est souvent relié à être en bonne santé. L’intervention de l’Etat d’une part, la mise en place de systèmes d’assurance, de l’autre sont donc requis. La difficulté est que ces deux institutions, l’Etat et les institutions d’assurance peuvent être à la source d’effets pervers, en matière de gouvernance et de régulation comme en matière d’aléa moral. Cela justifie de rechercher toutes les formules de régulation, jusques et y compris les régulations par la rareté des prestations de services, ce qui se reflète alors dans la carte sanitaire.