© Melchior 2007 : Ressources pédagogiques pour les professeurs de sciences économiques et sociales des lycées (SES)
Moyennant le paiement d’une prime, l’option donne le droit, mais non l’obligation, d’acheter ou de vendre une devise à une date et un cours déterminés. L’option (utilisée à des fins de couverture et non de spéculation) fonctionne comme une police d’assurance. Si les taux évoluent de façon défavorable, l’acheteur de l’option est protégé ; dans le cas contraire, il n’exerce pas l’option et peut réaliser un profit.
Il y a deux types d’option :
1) Option d’achat (Call) : Avec une option d’achat, deux scénarios peuvent se réaliser à l’échéance. Dans le premier, le taux de change à l’échéance de l’option est au-dessus du prix d’exercice et le détenteur de l’option peut alors exercer son droit et acheter la devise au taux prédéterminé avantageux. Dans le second, le taux de change à l’échéance de l’option est en dessous du prix d’exercice alors le détenteur de l’option n’a pas avantage à exercer son droit car il peut acheter la devise moins chère sur le marché. Il se retrouve donc à perdre uniquement la prime payée pour se procurer l’option initialement.
2) Option de vente (Put) : Avec une option de vente, il y a également deux scénarios qui peuvent se réaliser à l’échéance. Dans le premier, le taux de change à l’échéance de l’option est au-dessus du prix d’exercice alors le détenteur n’a pas avantage à vendre au prix d’exercice car il peut vendre à un meilleur prix sur le marché. La prime payée initialement est donc perdue. Dans le second, le taux de change à l’échéance de l’option est en dessous du prix d’exercice alors le détenteur a avantage à exercer son option car il peut vendre la devise au prix d’exercice qui est alors avantageux.