© Melchior 2007 : Ressources pédagogiques pour les professeurs de sciences économiques et sociales des lycées (SES)
Lorsque, en 1996, le Premier ministre Alain Juppé a annoncé que, désormais, le Parlement examinerait et voterait tous les ans une loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), la plupart des commentateurs ont pensé que cela contribuerait à une meilleure connaissance et à un meilleur pilotage des dépenses et des recettes d’assurance maladie. Cela a sans doute été vrai pour le premier point ; force est de reconnaître que après des débuts prometteurs (1996-2001), ce n’est plus le cas pour le second. Les déficits se suivent même s’ils ne se ressemblent pas puisque ce sont les retraites ont remplacé les dépenses d’assurance-maladie comme cause principale du déficit. Mais justement, les premières sont normalement plus faciles à prévoir que les secondes…